Le rôle de la nutrition sur la santé - DIETA-FORME

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LE RÔLE DE LA NUTRITION

DANS LA PREVENTION ET LE TRAITEMENT DES MALADIE
                      

Par Dr. Jean Paul Curtay
Médecin nutrithérapeute
membre de l’Académie des sciences de New York
de la société britannique de médecine nutritionnelle
et de la société de recherche sur les radicaux libres


« La nutrition est au cœur de l’état de santé. Vos os, vos muscles, votre sang, vos hormones, mais aussi votre cerveau (et donc votre humeur, votre mémoire, votre capacité de concentration) sont fabriqués, réparés, mis en action à chaque instant par les substances qui composent l'alimentation.

La nutrition est un élément majeur d'explication de votre état de forme, aujourd'hui et demain.

Cette affirmation, qui tombe sous le sens, est maintenant soutenue par la recherche scientifique. Les mécanismes, les observations et les conseils que nous présentons […] sont basés sur des dizaines de milliers d'études scientifiques, menées depuis 70 ans. Prises dans leur ensemble, elles montrent de manière claire que la quasi-totalité des maladies ont des facteurs nutritionnels et que ni leur prévention ni leur traitement ne peuvent faire l'économie d'une intervention nutritionnelle.

Il y a encore quelques décennies, les chercheurs pensaient que les vitamines avaient pour seul rôle de prévenir ou guérir des maladies liées à des carences. En l'absence de vitamine C, le scorbut s'installe. Lorsque la vitamine B1 est déficiente, c'est le béribéri. La pellagre apparaît quand l'alimentation est carencée en vita¬mine B3. Ces désordres sont prévenus avec des doses très faibles de vitamines, telles qu'on les trouve dans l'alimentation.

Depuis, l'opinion des chercheurs a sensiblement évoluée. Les vitamines et miné¬raux doivent certes être apportés à doses faibles pour prévenir les carences et les maladies liées à ces carences. Mais des quantités supérieures (optimales) peuvent contribuer à éviter l'apparition de maladies ou de troubles que l'on a longtemps considérés comme « normaux », voire « inéluctables ».

Vitamines et minéraux peuvent agir comme de véritables médicaments.

A doses encore plus élevées, vitamines et minéraux peuvent agir comme de véritables médicaments, et interve¬nir dans le traitement de la plupart des maladies.

Quelques exemples :

- Une alimentation riche en calcium1 et en vitamine D2 réduit le risque d'ostéoporose, qui touche 1 Française sur 3 au cours de la vie.

- Les personnes qui consomment des quantités élevées de vitamines C, E et d'autres substances apportées par les végétaux comme les caroténoïdes ont moins de cataractes que celles qui en consomment peu.3

- L'acide folique (une vitamine du groupe B) prévient 70'% des malformations du tube neural du foetus. Il divise aussi par 2 le risque de prématurité et de faible poids à la naissance. 4

- Les vitamines B peuvent contribuer à prévenir le déclin des fonctions mentales qui apparaît avec l'âge. 5

Même des affections comme le cancer

….et les maladies cardio-vasculaires dépen¬dent largement de la qualité de l'alimentation. Serge Renaud et Michel de Lorgeril, deux chercheurs français, ont montré qu'en modifiant les habitudes alimentaires, on fait chuter de manière considérable la mortalité cardio-vasculaire chez des personnes qui ont déjà été victimes d'un infarctus. 6 Des résultats similaires ont été obtenus aux États-Unis par le cardiologue Dean Ornish. 7

De très nombreuses études montrent que les régimes riches en fruits et légumes biologiques se traduisent par un risque de cancer très réduit. 8

A l'inverse, des déficits même marginaux, lorsqu'ils se prolongent sur plusieurs années, augmente le risque de maladies chroniques, d'infections et de mortalité. 9

Ces observations ont depuis quelques années trouvées leur explication biochimique. De nombreux chercheurs ont passé leur vie à explorer l'univers moléculaire des cellules afin de comprendre comment telle vitamine ou tel oligo-élément agit au profit de nos fonctions, par exemple pour nous défendre contre les virus et les bactéries, neutraliser des polluants, réparer nos tissus, favoriser notre adaptation au stress.

Références

1. Maximizing Peak Bone Mass : Calcium Supplementation Increases Bone Minerai Density in Children, Nutrition Review, 50 (11) : 335-336, 1992.
2. Holick : McCollum Award Lecture. Vitamin D : New Horizons for the 21st Century. Arn / Clin V'utr, 60 (4) : 619-630, 1994.
3. Knekt : Serum Antioxidant Vitamins and Risk of Cataract. Br Med /, 305 : 1392-1394, 1992.
4. Scholl, Hediger, Scha11, Khoo, Fischer : Dietary and Serum Folate : Their Influence on the Outcome of Pregnancy. Am / Clin Nutr, 63 : 520-525, 1996.
5. Riggs, Spiro, Tucker, Rush : Relations of Vitamin B-12, Vitamin B-6, Folate, and Homocysteine tu Cognitive Performance in the Normative Aging Study. Am j Clin Nutr, 63 : 306-314, 1996.
6. Renaud, de Lorgeril, Délavé, Guidollet, Jacquard, Mamelle, Martin, Monjaud, Salen, Toubol Cretan Mediterranean Diet for Prevention of Coronary Heart Disease. Am / Clin Nutr, 61 (Suppl) 13605-ï367S, 1995.
7. Ornish, Brown, Scherwitz : Can Lifestyle Change Reverse Coronary Heart Disease ? The Lifestyle Heart Trial. Lancet, 336: 129-133, 1990.
8. Kushi, Lenart, Willett : Health Implications of Mediterranean Diets in Light of Contemporary
Kowledge. 1. Plant Foods and Dairy Products. Am J Clin Nutr, 61 (Suppl) : 14075-14155, 1995.
9. Quillin : Healing Nutrients. Vintage Books, New York (New York, USA), 1987.


                                                            
 
 
 
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